Poschiavo, 30 janvier 2015 – Ceux qui ont lu attentivement le communiqué de presse du WWF au sujet de la situation des grands prédateurs en Suisse, sorti dans toute la presse le 30 janvier dernier, de même que ceux qui ont suivi d’un œil critique l'évolution du projet absurde de réintroduction des grands prédateurs sur un territoire densément habité, ne peuvent qu’être sciés par tant de désinformation!

Traduction par Marie Sabotier

Désormais, c’est bien connu, la biodiversité est devenue une affaire économique, peut-être la plus rentable en ces temps de crise. En France, où les loups ont fait des massacres de brebis et poussé tant d’éleveurs au bord de la dépression, un film sur la biodiversité montre que pour les associations environnementalistes c’est une affaire économique.

Il y a eu cinq extinctions de masse au fil des ères géologiques. Au cours des précédents phénomènes d’extinction massive, on évalue une perte de 75 à 95% des espèces existantes. La planète Terre est un système dynamique où les espèces les mieux adaptées évoluent et survivent aux changements, tandis que les autres disparaissent.

Les idéaux des associations environnementalistes surfent sur ce phénomène à grande échelle, il leur sert de levier auprès des populations des grandes villes qui sont toujours plus éloignées de la nature.

Une question vient de suite à l’esprit : pourquoi tant de zèle de la part du WWF pour communiquer des résultats positifs sur un sujet fortement controversé comme l’introduction des grands prédateurs en Suisse ?

M13 settembre 2012 Val Poschiavo Foto AJF 

M13 septembre 2012, Valposchiavo Foto AJF

La réponse est simple : il suffit de regarder le bilan 2014 du WWF suisse qui vient de sortir : entrées 45 millions de francs en parts sociales, contributions, donations, legs, etc Sur ces 45 millions de francs, 9.1 millions sont utilisés pour la communication et le marketing (collecte de fonds).

Plus de 20% sont donc utilisés pour la publicité qui, on le sait, est très partisane et souvent très mensongère. Moins de 5 millions sont dépensés en faveur de la nature en Suisse et dans le reste de l’Europe.

Evidemment, le “business de la biodiversité” a besoin d’une communication positive, touchant les cordes les plus profondes et enfouies des populations citadines qui passent leur vie entre ciment et asphalte et aspirent à une nature non contaminée. C’est la seule façon d’expliquer la bonne nouvelle du WWF au sujet des ours qui ont doublé en Suisse par rapport à 2013.

Ceux qui connaissent la réalité des faits restent pantois. Joanna Schönenberger, experte suisse de l’ours du WWF (nous savons que les seuls experts suisses de l’ours sont nos gardes-faune), auteure du communiqué, souligne en plus le succès de la récolte de 22.000 signatures pour la pétition “Viva M25” et ajoute « un signal fort en faveur de l’ours ».

Notre Association avait déjà pris position sur ce mensonge et avait demandé au gouvernement de communiquer au public qui étaient ces 22.000 signataires, étant donné que la pétition est un outil de démocratie directe des plus très importants en Suisse.

Le Gouvernement du Canton des Grisons nous a répondu que les 22.000 signatures ne sont pas valides : il n’y en a qu’une de valide, celle de Joanna Schönenberger, qui a livré le texte de la pétition au greffe et a dû signer au moins un formulaire, comme il se doit pour présenter une pétition.

Un autre sujet laisse sans voix les grisonnais et les valaisois. C’est cette affirmation :“ la protection des troupeaux fonctionne : les expériences avec la meute du Calanda montrent que loups et hommes peuvent cohabiter sur le même territoire. “

Nous de Poschiavo, nos membres de la section Nord de ATsenzaGP et les valaisois impliqués, pouvons au contraire raconter une tout autre histoire : celle de l’impossibilité de protéger les troupeaux de manière adéquate, sans danger pour les autres, sans d’énormes dépenses.

Et pour finir, l'organisation environnementaliste déplore le retard des Grisons, de Bregaglia et de la haute Engadine pour établir des mesures permettant la cohabitation de l’homme avec l’ours. Pour le WWF, la Val Monastero (GR) est au contraire un exemple à suivre. Mais nous savons bien que dans la Val Monastero il n’est passé ni ours ni loups en 2014. Que l’expert qui conseille le WWF vit dans cette même vallée. Que la Vallée de Poschivo a adopté les mêmes mesures que la Val Monastero, dépensant plus de 70.000 francs en conteneurs à ordures anti-ours et autres mesures, mais que M25 nous a quand même rendu visite, créant l’angoisse dans toutes les familles avec enfants qui voulaient passer l’été chez nous.

L’ours M25 (qui à certains égards est de notre côté) a voulu aussi prouver que le seul enclos électrique anti-ours fait selon les directives du WWF est facile à franchir et, le 2 août, il l’a arraché et s’est mangé des ânes, pour compléter son régime, qui selon le WWF est à 95 % è végétarien. Par contre, aucun commentaire de la part du WWF sur les coûts pour la communauté des 2 ours et 27 loups présumés vivre en Suisse.

Selon une recherche faite en 2009 par le Tages-Anzeiger, chaque loup en Suisse a coûté environ 80.000 francs à la communauté. Nous pensons qu’en 2014 ce montant avoisine les 100.000 francs par loup. Entre-temps, l'Office fédéral de la statistique, dans son étude « La pauvreté en Suisse» (juillet 2014) montre qu’une personne sur 13 vit en dessous du seuil de pauvreté. Cependant pour le WWF la vie et la liberté des loups et des ours est plus importante que la vie et la liberté des citoyens concernés par ce problème.

Provence-Alpes, 30.01.2015 - Plus de 9000 bêtes, principalement des ovins, ont été tuées par le loup en 2014. Ce chiffre est de 30% supérieur à celui de l'année précédente. La population de loups a largement augmenté ces dernières années et dépasserait les 300 spécimens.

Par Ghislaine Milliet

Le nombre de victimes du loup en France, principalement des ovins, a bondi d'environ 30% en 2014 pour atteindre 9.033 bêtes, selon les chiffres du ministère transmis par la confédération paysanne. Le nombre de victimes constatées étaient de 6.810 en 2013.

loup

Par rapport à 2009, le nombre de bêtes tuées par des loups a été multiplié par trois, une hausse à mettre en parallèle avec une population de loups qui augmente et dépasse désormais les 300 spécimens. Sur les 9.033 victimes ayant fait l'objet d'un constat en 2014, 8.226 ont donné lieu à une indemnisation pour un total de près de 2,5 millions d'euros (contre un peu moins de 2 millions en 2013).

Les départements les plus touchés sont dans le quart sud-est: Alpes-Maritimes (2.810 victimes), Alpes-de-Hautes-Provence (1.314), Var (1.090), Isère (1.046), Hautes-Alpes (816) et Savoie (630).

La Confédération paysanne, qui a organisé jeudi une action avec des moutons à la direction régionale de l'environnement (Dreal) à Lyon, estime que le niveau de prédation "met en danger l'existence même du métier" d'éleveurs et de bergers. "C'est l'élevage hors-sol des ruminants, l'industrialisation de l'agriculture, que nos décideurs favorisent en refusant de questionner la légitimité du statut d'espèce protégée du loup", estime le syndicat agricole dans un communiqué.

La Confédération paysanne demande "une étude conjointe des ministères de l'Agriculture et de l'Ecologie sur la possibilité et l'impact d'un changement de statut", une publication des données les plus récentes sur la population de loups et les zones de présence, et un rendez-vous avec Ségolène Royal. Interrogé par l'AFP sur la hausse des dégâts dans l'élevage, le ministère de l'Ecologie indique que "Ségolène Royal avait anticipé cette évolution en prenant l'arrêté du 5 août qui a modifié les règles de prélèvements des loups".

Cet arrêté a assoupli les conditions dans lesquelles les tirs peuvent avoir lieu (désormais en battue de chasse au grand gibier, après déclaration en préfecture, dans des périmètres où il y a eu des attaques).

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

Genève, le 12 janvier 2015 - Le lynx Talo a été victime d'une collision routière dans le sud de la Savoie le 2 janvier dernier. Le parcours de ce félin avait été hors du commun : le jeune animal avait été récupéré très affaibli dans le canton de Vaud. Soigné par des spécialistes, il avait pu retrouver la nature au printemps 2013 dans les forêts du canton de Genève.

Talo a longtemps eu de la chance, mais c'est en franchissant une voie de circulation qui traversait son territoire qu'il a perdu la vie.

Le lynx a besoin d'un grand territoire pour survivre. Ses déplacements étaient surtout connus grâce aux données GPS collectées par les spécialistes du KORA l'organisme chargé du suivi des grands carnivores par la Confédération – et de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage en France.

La question se pose: nos territoires très humanisé sont encore vivable pour le lynx?

Mino Taricco, député de Cuneo (parti démocrate), a adressé en qualité de premier signataire une question parlementaire au Ministre de l’Environnement et de la Protection du territoire, Gian Luca Galletti, et au Ministre des Politiques agricoles, Maurizio Martina.

Traduction par Marie Sabotier

 

Mino Taricco a demandé au Gouvernement quelles initiatives il compte prendre et s’il considère qu’il y a les bases pour adopter des mesures conformément à l’article 9 de la Convention de Berne; le cas échéant en intervenant pour limiter, par le moyen de transferts ou d’abattages sélectifs contrôlés d’individus de la dangereuse espèce protégée loup, dont la présence croissante dans les territoires de montagnes causent des dommages à l’agriculture italienne.

lupo danni alle pecore

Dans ce sens, Taricco a souhaité demander aux ministres quelles sont les données en possession du gouvernement concernant la densité et l’évolution de la population lupine sur le sol national, et les dommages effectifs causés aux productions agricoles. « Nous sommes confrontés à un problème d'une grande actualité - a dit Taricco – nécessitant des analyses et des réponses concrètes. En effet, nombreux sont les dommages causés par certaines espèces de la faune sauvage, comme ceux du loup à l’agriculture et à l’élevage : ceux qui les subissent particulièrement avec des pertes économiques importantes sont les petites et moyennes exploitations, ainsi que certains secteurs de qualité et d’excellence, dont le secteur vinicole.

En ce sens, il convient de rappeler que la Convention de Berne de 1979, dans un cadre général de protection des espèces, prévoit des dérogations spécifiques pour les situations critiques qui permettent des actions de limitation et de capture : avec cette question parlementaire nous avons donc voulu demander au Gouvernement d’évaluer la possibilité de mettre en oeuvre ces dérogations pour ce qui concerne le cas des loups en Italie ».

Parmi les signataires de la question parlementaire, il y a les députés du Parti Démocrate : Colomba Mongiello, Gian Pietro Dal Moro, Paolo Cova, Angelo Senaldi, Maria Antezza, Vittoria D’Incecco, Assunta Tartaglione et Edoardo Patriarca, et les députés du Groupe mixte : Albrecht Plannger et Oreste Pastorelli.

Siena, 04.12.2014 - Cela aurait pu être une tragédie, mais par chance l'expérience de notre protagoniste a fait en sorte que la mauvaise aventure connaisse une ‘happy end’. Son nom n'a pas d'importance et nous éviterons de le citer. Par contre, ce sont les faits qui sont à prendre en considération :  un avertissement pour ceux qui pensent pouvoir défier d'un cœur léger les bois et l'obscurité, sans bien comprendre quels sont les vrais dangers.

de Paolo Brogi
traduction par Marie Sabotier

Les loups, dans notre zone, mais pas uniquement, sont tristement connus pour les tueries d’ovins et les importants dégâts qu’ils causent aux bergers. Des épisodes de plus en plus fréquents avec une recherche désespérée de remèdes qui est très compliquée. Mais il n’y pas que cela. Lorsque le loup est en meute, il peut aussi représenter un danger pour l’homme. Et c’est ici que commence notre histoire, qui date de quelques jours et a eu pour cadre la zone de  Casciano di Murlo, et en particulier la localité nommée Castel di Notte.

Meute de loups


Aux environs de 18h30, c'est-à-dire lorsque l'obscurité avait déjà totalement pris le pas sur le jour, un chasseur a pénétré dans les bois à la recherche d'un chien de chasse au sanglier blessé lors de la battue et reconnaissable par son collier spécial relié à un GPS. Des premiers hurlements, qui en quelques minutes sont devenus plus forts et plus rapprochés, l’ont rapidement alerté.

La distance à laquelle se trouvait la meute, au départ 250 mètres, s’est très vite réduite à une centaine de mètres, jusqu'à ce que le chasseur se rende compte qu’il était cerné, et sans fusil puisque la loi interdit d’en porter après le coucher du soleil. Heureusement, l'expérience de notre protagoniste et son habitude de marcher dans les bois lui ont conseillé de s’assurer un refuge en grimpant sur le toit d'une cabane.

Le loup est un animal très intelligent qui en général ne se lance pas dans une attaque frontale lorsque les conditions ne sont pas réunies ; il attend plutôt que sa victime se déplace, il perçoit ses difficultés et lance une féroce attaque au bon moment, surtout lorsqu’il est en meute. Notre chasseur est resté plus de deux heures sur le toit de la cabane, entouré par une douzaine de loups. Ensuite son père et quelques amis, appelés avec le portable, sont arrivés sur place, et la meute de loup s’est évidemment dispersée, même si un individu a voulu accompagner le groupe, en le précédant de quelques centaines de mètres sur le sentier menant à la route principale, presque jusqu’à la voiture.

L’homme nous raconte : « Je n’ai jamais ressenti une telle peur. Au début, je croyais que ma seule présence repousserait les loups dans la direction opposée. Mais au contraire, ils ont arrivés sans peur,  justement là où je me trouvais. Heureusement que je connais les bois et les animaux, parce que je n’ose même pas penser à ce qui aurait pu arriver à un cueilleur de champignons ignorant qui se serait trouvé dans ma situation. Il s’agit d’animaux qui peuvent vraiment être très dangereux pour l’homme en certaines situations ".

Publiè par www.lanazione.it

Il y a beaucoup de chemin à faire en montagne car pour avancer il faudra revenir en arrière pour changer de direction.

de Vittorio Zambaldo

Traduction par Marie Sabotier

Cette image donne une idée de la nature des comptes rendus qui ont tenu les auditeurs du Palalinte d'Erbezzo en haleine pendant trois heures, au cours d'une conférence voulue par l'administration locale pour célébrer l'année internationale de l'agriculture familiale. Elle a été organisée en collaboration avec les associations Protection de la Lessinia et Amamont (Amis des alpages et de la montagne) et avec le parrainage de la Région.

Erbezzo Palalinte

En préalable, le Suisse Plinio Pianta, président d'Amamont, a vivement demandé de ne plus regarder passivement l'abandon de la montagne : « Si l'on veut montrer que les aires alpines peuvent être une ressource pour lutter contre l'exode et l'abandon, parce que la qualité de vie en montagne est unique et enviable, que chacun commence à sauver son alpage »

Fabio Zivelonghi, président de l'Association Protection de la Lessinia a rappelé que les associations « sont en train de s'organiser pour des idées et des propositions de développement et pour remédier à des choix non partagés, avec la force qui vient de la cohésion du groupe et du partage des objectifs. Pour nous la montagne est fondamentale, source primaire de subsistance et ses habitants sont fiers d'être montagnards ».

Après un cadrage général de la Lessinia du point de vue géographique, géologique et historique, Ugo Sauro, Professeur en géographie physique à l'université de Padoue, n'a pas manqué de dénoncer des maux bien connus : le dépeuplement ; la consommation de territoire causée par la prolifération de carrières, résidences secondaires, hangars avicoles et porcins avec pour conséquence la pollution de l'aquifère, jusqu'à la photo emblématique d'un point de vue, reprise à des décennies de distance, montrant ce qu'étaient auparavant des espaces ouverts aujourd'hui fermés par la forêt, qui est aussi en train de cerner les villages, comme les serres de fraises cernent les routes. Il propose un tourisme à faible impact, des produits locaux de qualité, « et surtout investir davantage dans la culture et l'éducation au paysage ».

Giulio Cozzi, professeur du Département Médecine animale, productions et santé à Padoue, a touché du doigt le point sensible : une zootechnie hypertrophiée qui a contaminé la montagne : « on a remplacé les races autochtones par de véritables calamités, comme la Frisonne, sélectionnée en Hollande sans aucune expérience en altitude, car elle ne devait pas marcher mais seulement devenir une machine à lait. Au cours des vingt dernières années, on a perdu 25 % des surfaces fourragères dans l'arc alpin, accompagné d'une mortalité des exploitations agricoles (- 59,9 %) et de la présence d'animaux (- 29,4 %). Il faut revenir faire les foins, faire pâturer la montagne, et pour marquer ce virage il y a : une politique reconnaissant le service de protection de l'environnement assuré par l'éleveur ; valoriser les spécificités zootechniques ; une union vertueuse avec le tourisme qui demande cependant une formation et une redécouverte de l'identité spécifique » a conclu Cozzi.

L'expérience piémontaise a été relatée par Luca Battaglini, du Département Sciences agronomiques, forestières et alimentaire de l'université de Turin, qui a parlé du retour des familles au pastoralisme, en citant les données Istat[1] qui montrent que 3000 jeunes de moins de 35ans sont revenus au métier de berger, à cause de la crise, mais aussi par choix de devenir entrepreneur indépendant. La projection d'un film sur les jeunes familles ayant choisi cette vie a été éclairante pour en comprendre les motivations et les convictions.

Enfin, toujours pour la partie concernant les rapports, l'intervention de Fausto Gusmeroli, professeur du Département de sciences agronomiques et environnementales, productions, territoire, agroénergie de l'université de Milan a été a été emblématique : en se référant au précepte Amérindien : « La Terre n'est pas un don de nos parents, ce sont nos enfants qui nous la prêtent », il a libéré le domaine d'une conviction erronée, celle de la durabilité qui fait passer en premier plan l'économie. « Ce n'est pas seulement une ressource économique, mais un lieu où nous habitons, et l'idée que la vie est une compétition amène aux dégénérescences que nous voyons aujourd'hui. Le changement est à faire dans la tête, en renversant la hiérarchie de la durabilité qui demande à être d'abord environnementale et sociale et ensuite économique : ce qui est durable est ce qui est en harmonie avec la vie et les autres personnes » a-t-il conclu .

Des sollicitations sont également venues du public pour une vision de l'avenir qui a été définie comme « prophétique », avec un retour à la coopération à travers les fromageries communes (baito di contrada[2]), avec la demande d'engagement des institutions pour une solution adaptée au problème des loups et avec l'exemple de la redécouverte de la brebis Brogna, un parcours durable que l'association de protection a fait selon les indications de Gusmeroli.

Dans les conclusions, Mgr Bruno Fasani, préfet de la bibliothèque Capitolare a cité : « le système éducatif, où la croissance n'était pas confiée aux parents mais à la contrée, où chacun se sentait appartenir à un projet : aujourd'hui les jeunes sont absents et parce qu'ils sont étouffés par la culture numérique soumise au présent ils pensent qu'ici en montagne il n'y a rien, alors qu'il y a des relations humaines et des histoires à découvrir ».

[1] Institut national de statistique

[2] Baito : terme spécifique des montagnes véronaises : https:

La 34eme réunion du Comité Permanent de la Convention de Berne vient d’adopter le projet de recommandation de protection des loups hybrides / chiens loups. Cette adoption n’est pas sans poser de sérieux problémes de fond, plus que de forme, quant à l’application technique concrète d’une telle recommandation et l’exercie de la démocratie au niveau européen voir mondial.

Gestion des hybrides chien-loup: Projet de recommandation

Le Comité prend note de l'analyse réalisée pour fournir aux Parties contractantes des conseils face aux croisements, notamment entre les Loups sauvages (Canis lupus) et les Chiens domestiques (Canis lupus familiaris) et remercie L'Initiative pour les grands carnivores en Europe (LCIE) d'avoir porté cette affaire à son attention.

Le Comité met en place un groupe de contact chargé de dûment prendre en compte les propositions de plusieurs Parties et de parvenir à un consensus sur le texte.

Pour terminer, le Comité examine, modifie et adopte la recommandation Recommandation n° 173 (2014) sur les croisements entre les Loups gris sauvages (Canis lupus) et les Chiens domestiques (Canis lupus familiaris).

"Une aberration pour l'élevage "

Pour les éleveurs, ce projet est "grave et dangereux. C'est une aberration pour l'élevage. On sait que ces hybrides attaques davantage les troupeaux", affirme Yves Derbez, éleveur dans la vallée de l'Ubaye et président de l'association éleveurs et montagnes.

Ce film documentaire et pédagogique est passé en avant premier pour l’AG de l’AEDMV (Association pour l' Equilibre et le Développement du Massif Vosgien), le 8 novembre 2014 à La Bresse, suit d’un débat.

Il montre un micro-trottoir à Paris, un interview d’un historien, les différents moyens de protection, des témoignages de l’impuissance des bergers face aux attaques du loup, interviews de techniciens. Ce film n’est pas terminé. Il va être encore modifié. Et d’autres sujets vont venir s’additionner : la perte de biodiversité, les loups hybrides, la prédation en Italie, etc… Ce film ne va pas plaire a tout le monde, mais c’est une réalité.

Cliquez sur l'image

Compteur d'affichages des articles
1024997

Nous avons 124 invités et aucun membre en ligne