Imprimer
Affichages : 1539

Grosseto, 05.04.2015 - Le projet Ibriwolf, en grande partie financé par une contribution de 2.296.659 € de l’UE dans le cadre du programme Life, a été récemment conclu après plus de 3 ans d’activité

de Michele Di Leva, Responsable Chasse et Faune sauvage LNDC
traduction par Marie Sabotier

Le projet conçu dans le but de sauvegarder le patrimoine génétique du loup, à travers l’identification et le retrait du territoire des chiens errants croisés avec des loups à l’intérieur de deux zones pilotes de Toscane, a cependant toujours gardé en vue les problématiques des éleveurs concernant d’éventuelles attaques sur le bétail faites par les loups et les chiens errants.

loup

Pour la Ligue Nationale de Défense du Chien (LNDC), l’intérêt envers Ibriwolf est né de la constatation que pendant l’une des sessions de capture prévue il a été prélevé du territoire une portée d’hybrides (10 individus, dont 4 décédés à la suite) âgés de 4-5 jours déductible par la présence du cordon ombilical, comme le Pr Luigi Boitani responsable de Ibriwolf le rapporte.

La LNDC ne pense pas que retirer la progéniture des soins maternels quelques jours seulement après la naissance soit un modus operandi acceptable, quelque soit l’espèce en question. Elle se demande par conséquent si les autorisations de capture délivrées pas le Ministère de l’environnement, outre l’avis favorable de l’Institut pour la protection et la recherche environnementale (ISPRA), prévoient réellement une procédure qui peut être considérée pour le moins discutable. La perplexité suscitée au sein de l’association provient des déclarations officielles faites par Ibriwolf sur leur site Internet, disant au contraire que les petits en question avait un âge présumé d’environ deux semaines, donnée discordante par rapport aux précédentes affirmations.

La LNDC a pour cela procédé à une demande d’accès aux actes administratifs du projet auprès de la Province de Grosseto, chef de file de celui-ci, pour vérifier le caractère adéquat du montant octroyé avec la finalité effective du projet, avec une attention particulière concernant la présence de garanties adéquates pour le bien-être animal.

Demande suivante : « en qualité d’association porteuse de différents intérêts, LNDC demande une copie sur papier simple de chaque rétribution au bénéfice de sujets physiques, d’associations, d’organismes publics et privés dans le cadre du projet Ibriwolf, financé par le programme communautaire Life ».

La province de Grosseto a répondu deux fois que la demande état trop générale.

A ce propos, il convient de souligner que demander comment est utilisé l’argent du contribuable ne doit pas être interprété comme un présumé contrôle du travail d’une administration publique, mais bien comme le droit de tout citoyen.

Nous voulons aussi rappeler qu’Ibriwolf, pendant un laps de temps d’un peu plus de trois ans, a permis seulement la capture de deux individus hybrides et de six chiots survivants. Un nombre décidément faible.

De plus, au cours d’une interview déconcertante, le même Boitani a déclaré que les projets sur les hybrides n’ont pas l’intention de résoudre définitivement un problème, mais ont seulement l’objectif de porter le sujet à l’attention du public et des autorités. La LNDC pense qu’on peut mettre en évidence une thématique importante même sans octroyer des millions pour des projets tels qu’Ibriwolf, dans lequel on trouve un peu de tout, de la protection de l’intégrité génétique du loup à l’aide économique des éleveurs qui subissent des dégâts.

A ce sujet, la LNDC met en évidence une grossière disparité dans l’affectation des fonds. Pour l’urgence du vagabondage, qui dans le centre-sud de l’Italie concerne des centaines de milliers de chiens en général malades et non stérilisés, dans le tableau des financements de la Loi de Stabilité on constate que pour la santé publique vétérinaire il n’a été assigné que la ridicule somme de 300.000 euros pour les trois années 2015-2017. Pour le projet Ibriwolf, il y a eu quasi 2.300.000 euros. C’est pour cela aussi que la Ligue nationale de défense du chien, à l’instar de Boitani, désire porter à l’attention du public certaines problématiques, qu’il y a d’authentiques massacres de milliers de pauvres chiens perpétrés dans le silence tacite des institutions, là où les mêmes institutions (italiennes et communautaires) n’hésitent pas à financer des projets à hauteur de millions, dont le véritable bénéficiaire est l’homme.

Michele Di Leva

Responsable Chasse et Faune sauvage LNDC

Source: http://www.legadelcane.org/a-conclusione-del-progetto-ibriwolf-lndc-tira-le-somme