Siena, 04.12.2014 - Cela aurait pu être une tragédie, mais par chance l'expérience de notre protagoniste a fait en sorte que la mauvaise aventure connaisse une ‘happy end’. Son nom n'a pas d'importance et nous éviterons de le citer. Par contre, ce sont les faits qui sont à prendre en considération :  un avertissement pour ceux qui pensent pouvoir défier d'un cœur léger les bois et l'obscurité, sans bien comprendre quels sont les vrais dangers.

de Paolo Brogi
traduction par Marie Sabotier

Les loups, dans notre zone, mais pas uniquement, sont tristement connus pour les tueries d’ovins et les importants dégâts qu’ils causent aux bergers. Des épisodes de plus en plus fréquents avec une recherche désespérée de remèdes qui est très compliquée. Mais il n’y pas que cela. Lorsque le loup est en meute, il peut aussi représenter un danger pour l’homme. Et c’est ici que commence notre histoire, qui date de quelques jours et a eu pour cadre la zone de  Casciano di Murlo, et en particulier la localité nommée Castel di Notte.

Meute de loups


Aux environs de 18h30, c'est-à-dire lorsque l'obscurité avait déjà totalement pris le pas sur le jour, un chasseur a pénétré dans les bois à la recherche d'un chien de chasse au sanglier blessé lors de la battue et reconnaissable par son collier spécial relié à un GPS. Des premiers hurlements, qui en quelques minutes sont devenus plus forts et plus rapprochés, l’ont rapidement alerté.

La distance à laquelle se trouvait la meute, au départ 250 mètres, s’est très vite réduite à une centaine de mètres, jusqu'à ce que le chasseur se rende compte qu’il était cerné, et sans fusil puisque la loi interdit d’en porter après le coucher du soleil. Heureusement, l'expérience de notre protagoniste et son habitude de marcher dans les bois lui ont conseillé de s’assurer un refuge en grimpant sur le toit d'une cabane.

Le loup est un animal très intelligent qui en général ne se lance pas dans une attaque frontale lorsque les conditions ne sont pas réunies ; il attend plutôt que sa victime se déplace, il perçoit ses difficultés et lance une féroce attaque au bon moment, surtout lorsqu’il est en meute. Notre chasseur est resté plus de deux heures sur le toit de la cabane, entouré par une douzaine de loups. Ensuite son père et quelques amis, appelés avec le portable, sont arrivés sur place, et la meute de loup s’est évidemment dispersée, même si un individu a voulu accompagner le groupe, en le précédant de quelques centaines de mètres sur le sentier menant à la route principale, presque jusqu’à la voiture.

L’homme nous raconte : « Je n’ai jamais ressenti une telle peur. Au début, je croyais que ma seule présence repousserait les loups dans la direction opposée. Mais au contraire, ils ont arrivés sans peur,  justement là où je me trouvais. Heureusement que je connais les bois et les animaux, parce que je n’ose même pas penser à ce qui aurait pu arriver à un cueilleur de champignons ignorant qui se serait trouvé dans ma situation. Il s’agit d’animaux qui peuvent vraiment être très dangereux pour l’homme en certaines situations ".

Publiè par www.lanazione.it

La 34eme réunion du Comité Permanent de la Convention de Berne vient d’adopter le projet de recommandation de protection des loups hybrides / chiens loups. Cette adoption n’est pas sans poser de sérieux problémes de fond, plus que de forme, quant à l’application technique concrète d’une telle recommandation et l’exercie de la démocratie au niveau européen voir mondial.

Gestion des hybrides chien-loup: Projet de recommandation

Le Comité prend note de l'analyse réalisée pour fournir aux Parties contractantes des conseils face aux croisements, notamment entre les Loups sauvages (Canis lupus) et les Chiens domestiques (Canis lupus familiaris) et remercie L'Initiative pour les grands carnivores en Europe (LCIE) d'avoir porté cette affaire à son attention.

Le Comité met en place un groupe de contact chargé de dûment prendre en compte les propositions de plusieurs Parties et de parvenir à un consensus sur le texte.

Pour terminer, le Comité examine, modifie et adopte la recommandation Recommandation n° 173 (2014) sur les croisements entre les Loups gris sauvages (Canis lupus) et les Chiens domestiques (Canis lupus familiaris).

"Une aberration pour l'élevage "

Pour les éleveurs, ce projet est "grave et dangereux. C'est une aberration pour l'élevage. On sait que ces hybrides attaques davantage les troupeaux", affirme Yves Derbez, éleveur dans la vallée de l'Ubaye et président de l'association éleveurs et montagnes.

Il y a beaucoup de chemin à faire en montagne car pour avancer il faudra revenir en arrière pour changer de direction.

de Vittorio Zambaldo

Traduction par Marie Sabotier

Cette image donne une idée de la nature des comptes rendus qui ont tenu les auditeurs du Palalinte d'Erbezzo en haleine pendant trois heures, au cours d'une conférence voulue par l'administration locale pour célébrer l'année internationale de l'agriculture familiale. Elle a été organisée en collaboration avec les associations Protection de la Lessinia et Amamont (Amis des alpages et de la montagne) et avec le parrainage de la Région.

Erbezzo Palalinte

En préalable, le Suisse Plinio Pianta, président d'Amamont, a vivement demandé de ne plus regarder passivement l'abandon de la montagne : « Si l'on veut montrer que les aires alpines peuvent être une ressource pour lutter contre l'exode et l'abandon, parce que la qualité de vie en montagne est unique et enviable, que chacun commence à sauver son alpage »

Fabio Zivelonghi, président de l'Association Protection de la Lessinia a rappelé que les associations « sont en train de s'organiser pour des idées et des propositions de développement et pour remédier à des choix non partagés, avec la force qui vient de la cohésion du groupe et du partage des objectifs. Pour nous la montagne est fondamentale, source primaire de subsistance et ses habitants sont fiers d'être montagnards ».

Après un cadrage général de la Lessinia du point de vue géographique, géologique et historique, Ugo Sauro, Professeur en géographie physique à l'université de Padoue, n'a pas manqué de dénoncer des maux bien connus : le dépeuplement ; la consommation de territoire causée par la prolifération de carrières, résidences secondaires, hangars avicoles et porcins avec pour conséquence la pollution de l'aquifère, jusqu'à la photo emblématique d'un point de vue, reprise à des décennies de distance, montrant ce qu'étaient auparavant des espaces ouverts aujourd'hui fermés par la forêt, qui est aussi en train de cerner les villages, comme les serres de fraises cernent les routes. Il propose un tourisme à faible impact, des produits locaux de qualité, « et surtout investir davantage dans la culture et l'éducation au paysage ».

Giulio Cozzi, professeur du Département Médecine animale, productions et santé à Padoue, a touché du doigt le point sensible : une zootechnie hypertrophiée qui a contaminé la montagne : « on a remplacé les races autochtones par de véritables calamités, comme la Frisonne, sélectionnée en Hollande sans aucune expérience en altitude, car elle ne devait pas marcher mais seulement devenir une machine à lait. Au cours des vingt dernières années, on a perdu 25 % des surfaces fourragères dans l'arc alpin, accompagné d'une mortalité des exploitations agricoles (- 59,9 %) et de la présence d'animaux (- 29,4 %). Il faut revenir faire les foins, faire pâturer la montagne, et pour marquer ce virage il y a : une politique reconnaissant le service de protection de l'environnement assuré par l'éleveur ; valoriser les spécificités zootechniques ; une union vertueuse avec le tourisme qui demande cependant une formation et une redécouverte de l'identité spécifique » a conclu Cozzi.

L'expérience piémontaise a été relatée par Luca Battaglini, du Département Sciences agronomiques, forestières et alimentaire de l'université de Turin, qui a parlé du retour des familles au pastoralisme, en citant les données Istat[1] qui montrent que 3000 jeunes de moins de 35ans sont revenus au métier de berger, à cause de la crise, mais aussi par choix de devenir entrepreneur indépendant. La projection d'un film sur les jeunes familles ayant choisi cette vie a été éclairante pour en comprendre les motivations et les convictions.

Enfin, toujours pour la partie concernant les rapports, l'intervention de Fausto Gusmeroli, professeur du Département de sciences agronomiques et environnementales, productions, territoire, agroénergie de l'université de Milan a été a été emblématique : en se référant au précepte Amérindien : « La Terre n'est pas un don de nos parents, ce sont nos enfants qui nous la prêtent », il a libéré le domaine d'une conviction erronée, celle de la durabilité qui fait passer en premier plan l'économie. « Ce n'est pas seulement une ressource économique, mais un lieu où nous habitons, et l'idée que la vie est une compétition amène aux dégénérescences que nous voyons aujourd'hui. Le changement est à faire dans la tête, en renversant la hiérarchie de la durabilité qui demande à être d'abord environnementale et sociale et ensuite économique : ce qui est durable est ce qui est en harmonie avec la vie et les autres personnes » a-t-il conclu .

Des sollicitations sont également venues du public pour une vision de l'avenir qui a été définie comme « prophétique », avec un retour à la coopération à travers les fromageries communes (baito di contrada[2]), avec la demande d'engagement des institutions pour une solution adaptée au problème des loups et avec l'exemple de la redécouverte de la brebis Brogna, un parcours durable que l'association de protection a fait selon les indications de Gusmeroli.

Dans les conclusions, Mgr Bruno Fasani, préfet de la bibliothèque Capitolare a cité : « le système éducatif, où la croissance n'était pas confiée aux parents mais à la contrée, où chacun se sentait appartenir à un projet : aujourd'hui les jeunes sont absents et parce qu'ils sont étouffés par la culture numérique soumise au présent ils pensent qu'ici en montagne il n'y a rien, alors qu'il y a des relations humaines et des histoires à découvrir ».

[1] Institut national de statistique

[2] Baito : terme spécifique des montagnes véronaises : https:

Ce film documentaire et pédagogique est passé en avant premier pour l’AG de l’AEDMV (Association pour l' Equilibre et le Développement du Massif Vosgien), le 8 novembre 2014 à La Bresse, suit d’un débat.

Il montre un micro-trottoir à Paris, un interview d’un historien, les différents moyens de protection, des témoignages de l’impuissance des bergers face aux attaques du loup, interviews de techniciens. Ce film n’est pas terminé. Il va être encore modifié. Et d’autres sujets vont venir s’additionner : la perte de biodiversité, les loups hybrides, la prédation en Italie, etc… Ce film ne va pas plaire a tout le monde, mais c’est une réalité.

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Les éleveurs du Mercantour qui vivent la prédation depuis 20 ans n’en peuvent plus, et pour ceux qui sont confrontés pour la première fois aux attaques c’est la remise en cause de leurs pratiques.

Confederation Paysanne 

Monsieur le Ministre,

Lors de notre rencontre du 30 juin, notre délégation de la Confédération paysanne vous a alerté sur la situation des éleveurs confrontés à la présence de plus de 300 loups en France.

Vous nous avez écouté poliment… vous nous avez même dit comprendre le désarroi des éleveurs. La possibilité d’organiser des battues, de renforcer les moyens de protection allait, selon vous, donner des résultats. Vos réponses techniques, qui nous avaient déjà été exposées lors d’une précédente rencontre, nous renforcent dans nos positions.

Les loups gagnent du terrain et vous « gérez » ce dossier comme s’il s’agissait uniquement d’abonder l’enveloppe, et de donner des autorisations de tirs. Bientôt vous nous annoncerez peut-être des allègements de charges sociales pour les bergers salariés… Pourtant notre revendication sur le changement de statut juridique des loups méritait de la part de vos services un peu plus d’attention.

Deux mois ce sont écoulés depuis cette rencontre… A ce jour, cinq loups ont été prélevés. On dénombre 6500 victimes au 30 septembre, soit 1500 de plus qu’en 2013 à la même date. Près de 30 départements sont touchés. La situation empire, monsieur le Ministre. Les éleveurs du Mercantour qui vivent la prédation depuis 20 ans n’en peuvent plus, et pour ceux qui sont confrontés pour la première fois aux attaques c’est la remise en cause de leurs pratiques.

Alors, une fois encore, nous voulons vous alerter. Les éleveurs en système herbager et pastoraux n’ont plus la possibilité d’exercer leurs métiers. Pourtant leurs pratiques sont reconnues utiles au maintien d’écosystèmes riches de biodiversité et sont économiquement pertinentes. Parmi ces éleveurs beaucoup ont contracté des mesures agro-environnementales (MAE) pour maintenir des races menacées (Brigasque, Raïole, Caussenarde…), pour conserver des milieux ouverts, pour prévenir des incendies.

N’est-ce pas contradictoire d’encourager des pratiques par le biais d’aides publiques tout en laissant des loups « protégés » au nom de la biodiversité empêcher ces mêmes pratiques ? A cet aspect environnemental, s’ajoutent les hommes et les femmes qui vivent sur ces territoires, acteurs de la dynamique locale, acteurs économiques et qui n’en peuvent plus. Nous attendons de toute urgence des réponses politiques claires.

Vous devez désormais nous dire quel modèle agricole vous souhaitez soutenir. Des fermes-usines pour une agriculture industrielle qui laisse toute sa place au « sauvage » et à l’abandon des territoires ruraux, ou une agriculture paysanne qui recrée des dynamiques, qui entretient les paysages, garante d’une véritable biodiversité, et pourvoyeuse d’emploi ? Monsieur le Ministre, notre métier d’éleveurs herbagers et pastoraux n’existera plus dans 10 ans. A moins que des décisions « courageuses » ne soient prises rapidement.

Pour la Confédération paysanne,

Olivier Bel, Responsable de la Commission prédation, et Laurent Pinatel, Porte-parole

Il y a 15 ans, pour le Parc Naturel Adamello Brenta, le Projet Life Ursus représentait un ancrage pour son existence. Aujourd'hui il pourrait bien devenir la corde au cou qui en signe l'échec.

Poschiavo - 17.09.2014 - En raison d'un fort impact sur l'imaginaire collectif, l'ours est sans doute à juste titre une espèce drapeau : utiliser son image, ou en faire l'objet d'un projet de conservation, est un moyen d'attirer l'attention d'un vaste public. Partant de ces considérations, le Parc Naturel Adamello Brenta (PNAB), a choisi d'utiliser l'ours comme symbole en le mettant au centre de son logo. En relisant le document de l'Office de la Faune Sauvage du PNAB : « L'engagement du Parc pour l'ours : le Projet Life Ursus », on remarque que seule une fraction minimale de l'étude de faisabilité prévue a été réalisée et aujourd'hui le Parc se trouve à gérer plus de 40 ours avec des ressources financières épuisées. Dans le budget 2014, il n'y a que 25 000 € prévus provenant de l'Union Européenne pour la gestion de Life Ursus. Une bagatelle si l'on pense aux coûts occasionnés par un seul ours comme JJ3, M13 et maintenant M25.

Orso bruno

Promouvoir une image négative des initiatives de conservation en général et alimenter une défiance envers les institutions et, en particulier, envers le professionnalisme et la capacité opérative des organismes chargés de la gestion de la faune.

Les résultats de l'étude de faisabilité soulignent les difficultés considérables que le Projet devra affronter : « en raison des caractéristiques de l'espèce et des conditions socio-économiques de la zone d'introduction, le Projet représente probablement l'intervention de conservation active de la faune la plus ambitieuse jamais tentée en Italie (…) L'échec éventuel de l'intervention comporte des risques non seulement pour la conservation de l'espèce, mais surtout pour l'impact potentiel sur l'opinion publique, dans le sens qu'il tendrait à promouvoir une image négative des initiatives de conservation en général et à alimenter une défiance envers les institutions et, en particulier, envers le professionnalisme et la capacité opérative des organismes chargés de la gestion de la faune ». C'est ce qui se passe actuellement.

Implication de l'opinion publique intéressée

Dans les étapes obligatoires définies par l'Etude de faisabilité, il y avait l'implication de l'opinion publique : elle aurait dû être informée sur les aspects organisationnels et sur l'avancement du Projet. Sur cette base, le «Plan de diffusion» des lignes directrices indique une stratégie de communication détaillée, prévoyant une confrontation continuelle avec les citoyens, en particulier avec les «groupes d'intérêts». Mais la confrontation continuelle avec les citoyens intéressés n'a jamais eu lieu.

Gérer 50 ours avec 25 000 € ?

Le protocole admet que dans le cas où il est nécessaire de recapturer un ours dangereux, ce soit une équipe d'urgence qui tente cette recapture et, si nécessaire, transfère l'exemplaire dans un enclos spécial. Mais qui gérera les ours dans les enclos ? Et avec quelles ressources ? Actuellement il y en a déjà deux et Daniza aurait dû être la troisième. Le compte rendu effectué à l'issue de la libération dans le Parc de tous les ours capturés en Slovénie (fin 2003, 10 ours environ) montre que l'équipe d'urgence est intervenue régulièrement, devant parfois utiliser des mesures dissuasives sur les animaux, avec une moyenne d'environ 20 sorties par an. Aujourd'hui avec 40 ours il y a 80 sorties par an. Et on veut les financer avec les 25 000 € de l'UE ? Qui, par exemple, finance les sorties régulières des gardes-chasse dans le Canton des Grisons ou dans la Province de Sondrio, etc. ?

La gestion des cas critiques

Masun – Le premier cas critique que le directeur des opérations dut affronter fut le 23 août 2000 quand Masun, le premier ours réintroduit, perdit son collier émetteur à cause du système expérimental d'élargissement et de détachement. A peine plus d'un an après la libération de l'exemplaire sur le territoire du Trentin, les marques auriculaires également ne fonctionnaient déjà plus. Pour la première fois on a dû renoncer à surveiller un exemplaire par l'intermédiaire de moyens radio-télémétriques ; on a pu seulement recourir aux techniques naturalistiques, c'est-à-dire aux indices de présence. Si du point de vue de la planification du Projet la perte de contrôle direct sur les exemplaires était prévue et donnée pour acquise, du point de vue de la communication, au contraire, l'épisode a été le premier banc d'essai pour les rapports avec l'opinion publique.

Daniza à Riva del Garda – Moins d'un mois plus tard, le 20 septembre 2000, Daniza était le protagoniste d'un nouvel épisode qui mérite de retenir l'attention : l'ourse apparaît tard dans la soirée sur la terrasse d'une pizzeria à Riva del Garda. Les pompiers, avertis par les gérants, sont intervenus de suite, rapidement suivis par l'équipe d'urgence du Projet. Daniza, introduite quelques mois plus tôt sur le territoire du Parc, fut "poussée" par l'équipe composée du personnel du Parc et de la Province vers les bois voisins. Grâce à cette intervention elle rejoignit en quelques heures la zone boisée du Mont Brione, sans la nécessité d'avoir recours à des sédatifs ni à sa capture. L'épisode eut un fort écho dans la presse locale.

Gasper sur le Doss Trento – Gasper, libéré dans la Vallée de Tovel le 7 mai 2002, est parti explorer son nouveau territoire dans les jours qui ont suivi le relâchage, comme prévu. C'est ainsi que le 16 mai 2002 il rejoignit le Doss Trento, aux portes de la ville, après avoir escaladé le portail d'entrée du parc de la ville. L'action de l'équipe d'urgence et la coordination du directeur des opérations dans ce genre de situation aussi sont fondamentales pour la protection des personnes et du plantigrade. Ces premières expériences auraient déjà dû tirer la sonnette d'alarme auprès des experts : avec l'augmentation des plantigrades les cas critiques augmenteraient aussi, un signe que le projet deviendrait insoutenable à la longue, si ce n'est avec des interventions constantes et coûteuses. Jusqu'à ce jour, le Parc s'est désintéressé des cas critiques occasionnés par ses ours hors de son territoire, se lavant les mains des problèmes créés aux autres. Ce qui n'a certainement pas été une bonne politique pour l'image de la Province de Trente, qui justement attendait de ce Projet un retour d'image positif.

Une erreur basique catastrophique et incroyable des experts

Avec toutes les études effectuées par les experts qui ont introduit neuf femelles et trois mâles (qui aujourd'hui sont devenus une cinquantaine d'ours), on n'a pas pensé que le patrimoine génétique est toujours celui de départ. Les pauvres JJ3, M13 et maintenant M25 , errant chez nous à la recherche désespérée d'une ourse, ne pouvaient et ne peuvent rien faire d'autre que retourner dans leur territoire de provenance pour s'accoupler avec leur consanguins. Les épisodes d'accouplement entre consanguins n'entraîneront qu'une diminution du taux de natalité, une réduction de la survie ou une réduction de la capacité de reproduction – toutes les conséquences possibles pouvant par la suite accroître les risques d'extinction d'une population déjà réduite. C'est le seul épilogue possible d'un projet en train d'échouer. Évidemment, parmi les dizaines d'experts qui ont tiré profit de ce projet, aucun ne voudra en assumer la responsabilité. D'autant moins le directeur du Parc, qui grâce au Projet Life Ursus aussi, touche un salaire annuel de 85 000 €.

Le 10 Octobre 2014 a eu lieu à Poschiavo une nouvelle "Soirée d'information" au sujet des grands prédateurs. L'Office de la chasse et de la pêche (des Grisons) qui a organisé la soirée a choisi un orateur d'une région italienne qui dit être à la fois paysan et chasseur et semblerait avoir trouvé un moyen de cohabiter avec les ours. Le conférencier n'a fait que parler pendant deux heures et demie, fatiguant une bonne partie des personnes présentes avec sa rhétorique spasmodique et irrépressible.

Au fond il était à prévoir que la présentation n'aurait pour seul but que de convaincre le public que la cohabitation avec des grands prédateurs est possible. Il a essayé de différentes façons de convaincre l'assemblée que sa présentation se situait uniquement sur ​​un plan objectif. Cette objectivité aurait donc dû maintenir la conférence dans une neutralité ; au contraire, le discours est uniquement resté au niveau de la sublimation des grands prédateurs, oubliant totalement que les gens présents dans la salle attendaient un autre discours, étant conscients que les grands prédateurs sont classés comme des animaux féroces.

Paolo Molinari, le conférencier

Des fois que les habitants de Valposchiavo n'auraient pas déjà compris depuis longtemps que l'OBJECTIVITÉ EFFECTIVE est celle qui résulte de l'expérience réelle qu'ils vivent depuis trois ans avec l'ours /les ours dans la vallée, et qu'il n'existe pas à long terme de possibilité de compromis ou de coexistence pacifique avec ce grand prédateur. La même déduction doit être faite concernant les autres grands prédateurs, comme cela a été explicitement admis au cours de la discussion par le chef de l'Office cantonal de la chasse et la pêche, Monsieur Brosi, en évoquant ce qu'il définit lui-même comme la situation désastreuse des loups du Calanda (canton des Grisons également). Il n'y a que deux choses possibles, soit l'homme, soit les grands prédateurs!

 Toute responsabilité déclinée

L'Office de la chasse et de la pêche qui a organisé la soirée a décliné toute responsabilité en cas d'accident avec les grands prédateurs, en mentionnant que la balle se trouve dans le camp des hommes politiques, qui malheureusement pour le moment ignorent la question. Il est très simple de se cacher derrière une convention, de s'en laver les mains. Les résidents de l'arc alpin demandent avec insistance et à haute voix que cette convention de 1979 soit adaptée à la nouvelle situation qui a changé au fil du temps. On nous répète que non, l'ours est là et nous devons le garder. A cette occasion il a été mentionné la proximité de l'ours M25, mais en dissimulant exprès où il se trouve précisément en ce moment.

La soirée a été un échec, car il n'a été considéré que ce qui a été dit par le conférencier et rejeté ce qu'attendait véritablement le public dans la salle. Une soirée pour faire en sorte que l'Office de la chasse et de la pêche puisse prouver qu'il a fait son devoir, en informant les supérieurs de cette réunion «informative».

Au sujet de la vie et des miracles des grands prédateurs, nous en avons déjà assez entendu ; et donc la présentation a ennuyé ceux qui étaient venus pour entendre comment on doit tenir éloignés de nos territoires trop peuplés une menace qui conditionne de manière absurde la vie des montagnards. Avec arrogance, il a même été évoqué que le chercheur de champignons attaqué par un ours en Italie pouvait ou devait rester à la maison.

 La confiance dans les autorités est en déclin, parce qu'elles se complaisent béatement sur leurs chaises hautes, ignorant totalement les difficultés et les dangers que les citoyens doivent subir. La sublimation des grands prédateurs est une fraude et une escroquerie envers le peuple et il est temps maintenant d'affronter et de revoir ces lois, aujourd'hui dépassées, qui créent des conditions d'existence anormales dans les Alpes. Se retrancher derrière des lois et des conventions comme si elles étaient des obstacles insurmontables est commode et montre peu de volonté politique.

La lutte se poursuit par une invitation aux autorités à vouloir assumer l'obligation de leurs responsabilités envers le peuple.

ATsenzaGP 

Traduction par Marie

Le 1/7 dernier, avait lieu la 3ème attaque de loup en moins de 2 mois dans la vallée de la Roya. 26 brebis étaient retrouvées mortes

Le département des Alpes-Maritimes est le plus touché en France. Le préfet a donc décidé d'autoriser un prélèvement dans la zone où a eu lieu la dernière attaque.

Louis Lissero connaît très bien la montagne. Il chasse ici depuis plus de 30 ans. Mais pour la première fois, il ne poursuit pas un gibier, mais un prédateur, le loup.

Battue loup

Un berger a perdu 26 brebis dans une attaque, il y a 7 jours. Alors, dans cette partie de la vallée, tout le monde se sent concerné, A 3 heures du matin, ils sont une cinquantaine sur la place du village.

Les agents de l'Etat donnent les dernières recommandations avant la battue. Objectif : trouver les loups déjà aperçus plusieurs fois. Pierre est rabatteur; il doit tenter de faire remonter les loups vers les chasseurs postés à l'affût plus haut, sur la crête, à 2 000 m d'altitude. Ce matin, aucun loup ne sera vu, ni abattu.

Depuis le début de l'année, plus de 200 attaques ont eu lieu dans le département et aucun loup n'a été prélevé. Dès aujourd'hui, les agents de l'Etat vont positionner des pièges photographiques pour mieux comprendre les déplacements de la meute afin préparer la prochaine battue.

Source: http://france3-regions.francetvinfo.fr

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