Resumé

En Suisse, les débats au sujet du loup sont très émotionnels. Les opinions à ce sujet sont partagées : soit on est pour, soit on est contre. Cependant, ce sont avant tout les régions de montagne qui sont concernées. Dans ce cadre, il faut se demander quelle est la fonction de ces régions. Pour les pro-loups, il s’agît de promouvoir le retour à une nature proche de son état d’avant toute présence humaine. Pour les populations de montagne, les régions qu’elles occupent sont avant tout des espaces de vie dans lesquels des activités économiques sont développées ; il ne s’agit donc pas de réserves naturelles.

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Traduction du document original de l'association Alte Terre

 par Lynda Brook

Considérations générales

En cette première décade du XXIe siècle on assiste dans les Alpes occidentales à l’acte final d’un processus séculaire, qui s’est aggravé pendant les dernières décennies et qui a conduit les Hautes Terres du Piémont d'une condition ​​de relative prospérité (surtout en comparaison des conditions féodales des campagnes de la plaine), de richesse culturelle et spirituelle, d'autonomie locale et de liberté individuelle, à une situation d’appauvrissement progressif, d'exploitation extérieure des ressources, de privation d’autonomie et de liberté jusqu'à l’état actuel ​​d'abandon, de dépeuplement, de désolation. Le retour des loups, piloté par l’extérieur, semble vraiment être le signe le plus emblématique de la fin prochaine de la vie humaine dans l'espace alpin occidental.

Si on cherche une date historique à partir de laquelle la civilisation alpine occitane a entamé son déclin, a progressivement rencontré des obstacles insurmontables, cette date est sans doute 1713 avec la paix d'Utrecht, quand le contrôle des vallées alpines du Piémont passa à la monarchie de la Maison de Savoie à Turin. Depuis cette époque on imposa militairement aux Hautes Terres un contrôle extérieur et étranger, qui commença à saper les traditions d'autonomie et de liberté, en désignant une frontière « nationale », auparavant inexistante, avec la France. Dans la seconde moitié du XIXème la naissance de l’Etat italien de la Maison de Savoie, avec l'industrialisation progressive du pays, augmenta la pression, y compris fiscale, sur la montagne, commençant à créer un écart significatif de développement entre montagne et plaine.

Au XXe siècle, ce processus colonial s’amplifia, en particulier pendant la période fasciste, mais ce fut les deux guerres mondiales qui portèrent le coup de grâce au tissu socio-économique de la montagne, avec la décimation de plusieurs générations de jeunes hommes qui perdirent la vie dans ces guerres qui n’étaient en aucune façon les leurs. Avec la fin de la Maison de Savoie et la naissance de l’Italie républicaine on perdit peut-être la seule chance historique d'inverser ce processus commencé avec la domination de la Maison de Savoie. Profitant de la Résistance partisane, active justement dans les montagnes, de la défaite militaire italienne et de l'effondrement des institutions centrales il aurait fallu revendiquer des instances autonomistes à la table des négociations qui auraient permis aussi dans le Piémont de constituer une Province autonome de montagne, comme les Valdôtains et les Trentins avaient réussi à obtenir (ce n’est pas un hasard si leur montagne aujourd'hui ne souffre pas des problèmes de la montagne Piémontaise ou Lombarde) : ce furent les demandes exprimées dans la Déclaration de Chivasso que seules les vallées vaudoises dans le Piémont ont été en mesure de soutenir. On perdit l'occasion de repenser avec clairvoyance un futur non plus périphérique et en marge par rapport à la ville ; à partir des années cinquante, il devint inévitable de subir l'attraction fatale de l’industrie de la plaine (en particulier Fiat ou Michelin) ou de rendre l’émigration au-delà des Alpes définitive, auparavant expérimentée seulement de façon saisonnière : ainsi commença un exode qui dépeupla presque entièrement les Alpes occidentales en quelques décennies.

C’est une perception partagée par tous ceux qui vivent encore en montagne de se trouver proche d’un point de non-retour, précisément à la fin d'un parcours historique vers une nouvelle montagne ré-ensauvagée, où l'espace pour l’agir de l’homme est des plus réduit : ce n’est plus ce paysage alpin, équilibre dynamique entre nature et travail humain, mais un ensemble sans harmonie qui n’est plus défendu par la communauté locale, une proie facile pour la spéculation et l'exploitation des ressources primaires par des sociétés extérieures quottées en bourse.

Ce n’est donc pas sans fondement qu’il faut se demander si une telle issue néfaste est désormais inévitable, ou si, au contraire, il y aurait encore de la place pour un projet de renaissance de la civilisation alpine. Vérifier si c’est toujours possible est une hypothèse qui doit être prise en considération, pas seulement par ceux qui ont à coeur le destin des Alpes habitées, mais aussi par ceux qui aujourd’hui rêvent d'un meilleur scénario pour tous les territoires ruraux marginaux, collinaires ou montagneux qui existent (et en Italie ils représentent environ 70% du territoire !).

Il est bien certain que les espaces d'action pour ceux qui administrent les Communes de montagne sont maintenant très étriqués, rendus à leur minimum historique. En réalité il faut reconnaître que ce n’est pas seulement la montagne, mais le pays Italie dans son ensemble qui vit une forme de souveraineté limitée, avec peu de possibilité d’autonomie effective pour les décisions politiques essentielles. Pour les administrateurs locaux, il est même difficile aujourd’hui de trouver des interlocuteurs valables au niveau régional et national qui puissent apporter des réponses aux besoins concrets des territoires.

Les institutions publiques et les hommes politiques qui les représentent semblent être devenus sourds, fixés sur eux-mêmes, peut-être parce qu’ils sont presque entièrement privés de capacité de dépenses au niveau local. En effet, la soi-disant « crise économique » resserre les cordons de la bourse à tous les niveaux, avec des conséquences explosives dans les rapports de pouvoir et dans la gestion du consensus. La crise de l'État nation, du système bancaire et financier, du système de production et de l’organisation du travail, des formes de représentation politique et de démocratie comme nous les avions connus jusqu'à maintenant montrent un état général d’instabilité qui touche l’Occident capitaliste dans ses fondements mêmes. La crise économico-politique que nous somme en train de vivre semble être structurelle, à long terme, non cyclique, ni résoluble avec des ajustements partiels ou superficiels. S'il est difficile d’en prévoir les issues possibles, il semble clair que le scénario politique du futur proche sera très différent de celui auquel nous avons été habitués : nous devons le garder à l'esprit si nous voulons travailler aujourd’hui à ​​un projet politique pour les Alpes. Il serait inefficace - inutile - de penser à une renaissance de la montagne Piémontaise à l'intérieur du cadre institutionnel connu, destiné, au-delà des simples intentions, à une probable fin prochaine.

Peut-être que le moment historique actuel où tout semble perdu est porteur de bouleversements capables de rouvrir les jeux pour la région alpine, qui en raison de ses caractéristiques naturelles et historiques si singulières pourrait avoir à nouveau des cartes importantes à mettre sur ​​la table des négociations à venir pour une nouvelle Europe des peuples. Même s’il existe des signes encourageants dans ce sens, ne nous cachons pas que le chemin pour le moment est tout sauf facile. Nous ne savons pas avec certitude si cette occasion historique se présentera vraiment aux gens de montagne, désormais exclus depuis des siècles de la gestion du pouvoir sur leur propre territoire, mais certainement qu’apparaîtra un interstice de liberté et d'autonomie et il faudra être prêts pour ne pas le laisser filer, parce qu’il sera difficile d’avoir une seconde chance. Pour cette raison, si on ne veut pas avoir des regrets un jour, il est nécessaire de déjà commencer à se préparer pour avoir de nouvelles élites, notamment parmi les jeunes, capables d’administrer les territoires de montagne, en élaborant un projet politique stratégique pour les Hautes Terres de demain sur lequel construire des alliances et un consensus dans tout l’arc alpin.

Finalité

L'esprit et l'action de ceux qui gouvernent la montagne « piémontaise » doit se concentrer sur l’objectif fondamental de rendre encore possible, en améliorant peu à peu les conditions précaires actuelles, le maintien de l'homme sur la montagne, véritable espèce en voie d’extinction, dans le respect de l’écosystème alpin dont il a été depuis des siècles le pivot central. Ne pas pleurer sur notre sort et gérer la fin d’une expérience millénaire, mais des actions concrètes pour promouvoir un développement ciblé et soutenable.

Objectifs stratégiques

1. défense et développement du secteur primaire;

2. gestion des ressources locales (eau, forêts, pâturages, faune sauvage, énergies renouvelables), véritables biens communs aujourd'hui le plus souvent inaccessibles pour les communautés locales, mais pourtant nécessaires à leur subsistance;

3. soutien aux entreprises artisanales de qualité, qu'elles soient traditionnelles ou innovantes;

4. aide aux familles et à l'enfance;

5. défense et valorisation de la culture et de l’identité locale, comme lien social à l'intérieur et à l'extérieur pôle d’attraction pour un tourisme de qualité, en particulier étranger. L'espace alpin de langue occitane doit être capable de présenter une image définie et reconnaissable qui serve aussi bien en termes politiques que pour une renaissance économique;

6. recouvrement et conservation du paysage alpin qui a caractérisé la montagne habitée par l'homme pendant des siècles : pas un espace sauvage règne incontesté du reboisement et de la faune sauvage pour satisfaire les rêves de wilderness de la fausse conscience de la ville, où les possibilités d’existence du montagnard ont été peu à peu réduites, mais un environnement façonné par l’action de l’homme en équilibre avec la nature;

7. mise en œuvre de formes innovantes de gestion des services publics essentiels, comme le transport, l'enlèvement de la neige, l’aide à domicile et sanitaire, la scolarité, la poste.

Actions concrètes pour une table ronde des maires de montagne

  • créer un réseau permanent d'échange et de collaboration;
  • déterminer des projets pilotes à réaliser dans les vallées de manière coordonnée (par exemple, le problème des transports);

  • se positionner vis à vis des organismes publics de niveau supérieur (Province, Région, Etat, Communauté Européenne) de manière unitaire, en se dotant d’une organisation supra communale (même légère et pas encore structurée juridiquement) qui puisse dialoguer avec ces institutions (une sorte de Grand Conseil communautaire );

  • former une opinion publique locale favorable au changement et à l'innovation dans le sens des objectifs stratégiques précédemment décrits, à travers, par exemple, des assemblées locales périodiques, avec présentation de projets, discussions, participation de la population (en particulier du peu de jeunes restants et du coté entreprenarial le plus actif) à des initiatives concrètes. Il faut commencer à réapprendre des formes de démocratie participative de la base, peut-être en s’inspirant de ce qui se passe en Val Susa, qui s’est organisée pour faire face au projet du TGV (Lyon-Turin). N’attendons pas une menace extérieure évidente pour apprendre à gérer notre propre territoire!

  • trouver une figure d'Ambassadeur des Hautes Terres occitanes qui tienne le rôle de porte-parole des instances de la montagne auprès des organes de presse, des télévisions, de l'opinion publique en dehors des vallées, des différents congrès et assemblées dans lesquels on parle régulièrement de « montagne » ;

 

  • organiser une sorte de Comité des sages, composé de personnalités de valeur scientifique reconnue, tels que des universitaires, des professeurs, des techniciens, qui soutiennent avec des recherches et des données les politiques de montagne qu’on veut entreprendre.

 Source http://www.alteterre.org

 

Syndicats et associations unanimes : Il faut changer le statut d'espèce protégée des loups

Publié par Virginie Parmentier

Au sortir de la réunion, ce jour, du Groupe national loup portant sur le protocole d'intervention sur la population des loups, le bilan est unanime : l'État est dépassé par la situation tant dans les zones de présence historique où les attaques explosent que dans les nouvelles zones qu'ils colonisent jour après jour. Seule une modification de la législation européenne, et plus particulièrement une révision de son statut dans la directive Habitat, lui donnera une chance de gérer cette population.

Le plafond de 24 prélèvements pour la saison 2013-2014 était déjà insuffisant pour enrayer l'explosion démographique et géographique des loups en France. Seuls sept loups ont finalement pu être prélevés sur les 71 autorisations pourtant délivrées en 2013. En plus d'être la plupart du temps impossibles à réaliser, ces prélèvements sont sans cesse attaqués juridiquement. Aussi, malgré la mise en place de moyens de protection, plus de 6000 bêtes sont encore tuées chaque année.

Les éleveurs sont à bout car si rien ne change ils se savent condamnés. Il y a donc urgence à modifier le statut de l'espèce dans la convention de Berne et la Directive Habitats pour sortir de l'impasse d'une cohabitation impossible entre loups et pastoralisme.

Nous demandons une réunion de crise avec les ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture pour faire modifier les textes européens et internationaux.

Communiqué commun de la Confédération paysanne, de la Fédération Nationale Ovine, de la FNSEA, des Jeunes Agriculteurs et des associations (Eleveurs et bergers du Vercors ; Eleveurs et montagnes ; Solidarité pastorale ; Le Cercle ; Fédération des acteurs ruraux ; Association des bergers de Provence et des Alpes du sud ; Association des pâtres de haute montagne)

Communiqué de presse de l'AIW par F.to Franco Zunino, Secrétaire Général

Juste pour démentir ceux qui ne veulent pas croire à la croissance exponentielle du Loup. Dans les années '60 du siècle dernier le Loup aux USA n'était plus présent que dans le Nord de l'Etat du Minnesota (avec des groupes dans le Wisconsin et le Michigan) avec moins de 500 exemplaires. Ils étaient environ 1000 en 1974 quand le Loup fut introduit dans les espèces particulièrement protégées (en 1980 ils étaient environ 1.200 dans le seul Minnesota). Jusqu'à environ 15 ans en arrière elle est restée la seule population en croissance aux USA. Après quelques réintroductions faites il y a un peu moins de vingt ans, l'espèce s'est ensuite propagée dans six autres états où elle a commencé à se reproduire, au point qu'entre 2011 et 2012 l'administration Obama a décidé de la retirer de la liste des espèces particulièrement protégées. Et bien, depuis lors il y en a eu 2.570 de tués légalement ! C'est à dire, selon les amis du Loup américain, environ la moitié de l'ensemble de la population, dont 1.611 seulement entre Idaho, Montana et Wyoming (où 66 exemplaires avaient été réintroduits en 1995-96), et 562 dans le seul Minnesota (souvenons-nous qu'ils étaient moins de 500 à la moitié des années '60!). En revanche : pendant ce temps on fait des opérations de réintroduction du Loup mexicain. C'est justement ça le sérieux américain : protection uniquement où et quand c'est utile, vu qu'on ne peut laisser croître aveuglément le Loup justement à cause des problèmes sociaux que ça comporte ; et non pas "n'importe quel loup pourvu que ce soit le Loup", comme ça se passe chez nous !

On peut tenir le même discours pour la France voisine, où le Loup "en provenance des Apennins", s'est étendu d'une manière qui ne trouve pas de comparaison en Italie (évidemment, l'effet "érotisme français" a une incidence aussi sur la capacité sexuelle de l'animal !).

Pour ne pas parler de l'Espagne, ni de la Norvège et de la Suède, bien que l'Europe mettrait un veto, selon les "lupophiles" italiens (évidemment, comme tant d'autres directives, elles sont interprétées "ad Statum"!)

Commentaire: Il n'y a qu'en Italie que le loup ne"baise" pas! Qui sait, peut-être que le fait d'en avoir fait un Totem intouchable a fini par le rendre impuissant !

Pendant ce temps, plutôt que des faits et des données (y compris les millions d'Euro de dommages non payés, mal payés ou en retard, ou pire, que personne ne veut payer) chez nous on continue à proposer les solutions habituelles pour affronter le problème de la surpopulation du Loup : toujours démentir et de toute les façons (comme certains avocats l'enseignent aux parjures!) la croissance de la population, réduire le montant des dommages en ne payant pas les cas douteux, en les mettant le plus possible sur le compte de mystérieux chiens ensauvagés (ou sur des hybrides, chose de bon ton aujourd'hui), et, en conclusion...faire entretenir le Loup par les éleveurs !

Des risques d'agressions sur l'homme ? Totalement niés malgré toutes les preuves du passé et du présent (les dernières en Ombrie en 2013) : le seul fait d'en parler est un tabou (on croirait lire des choses de l'époque partisane de..."Pansiana" Edition). Souhaitons-nous simplement que ne réapparaisse pas tôt ou tard une "bête" comme celle du Gévaudan français de 1764 ou de Pancetro (Majella) de 1839 !

Sur l'origine discutée de la population croissante dans les Alpes ? Les experts s'en sortent de la manière la plus simple : nier la validité de la sous-espèce des Apennins, et pour ça : "aujourd'hui, grâce aux résultats des études génétiques (les chercheurs ndr) sont d'avantage enclins à ne pas considérer les populations qui vivent dans la zone Méditerranéenne comme une sous-espèce à part, mais comme faisant partie d'une unique sous-espèce, Canis lupus lupus, qui vit en Eurasie centrale et septentrionale avec différentes variétés géographiques."

C'est à dire, qu'un jour ils s'en sortiront en reconnaissant la variété alpine comme une espèce à part (qui, comme par hasard, a déjà des caractéristiques comportementales et des phénotypes différents de ceux des Apennins, mais qui sont niés, pour éviter que ses origines françaises puissent être reconnues !).

Voila les habitudes italiennes : BEAUCOUP d'hypocrisie et de tromperie et JAMAIS de bon sens. Mais nous en subirons bientôt les conséquences, les écologistes "lupophiles" en crédibilité, et ... aux dépens du Loup.

Malheureusement le Loup, comme toute la Nature, ne se défend pas (ou ne devrait pas se défendre) avec des mensonges mais avec la réalité des faits comme c'est le cas dans les Pays où le sérieux scientifique rejoint le bon sens.

En Janvier 2013, le journaliste et écrivain Robi RONZA a lancé un remarqué "J'accuse" dans le Journal "il sussidiaro.net

Il n'y a pas de place ici pour commenter en détail chacun des cinq points, mais l'originalité de leur contenu est évident. Depuis quelques années de ce coté est arrivé - comme nous le disions - un cas extrême qui pourrait finalement mettre sur le devant de la scène nationale la question de la présence stable de l'homme en montagne. Il s'agit justement de la diffusion préoccupante des ours et des loups en montagne en dehors des parcs nationaux et des autres réserves où ils vivaient jusqu'à maintenant. Classés durant les dernières décennies du siècle dernier comme "espèces en risque d'extinction" et rendus pour ça intouchables aux termes de conventions internationales spéciales (celle relative au loup fut signée à Berne en septembre1979), ces grands carnivores ne courent plus aucun risque d'extinction, mais au contraire ils risquent de faire s'éteindre le pastoralisme et les alpages, et en plus même la vie des habitants de haute altitude. Il y a des villages dans les hautes vallées cunésiennes où il est déjà arrivé à des femmes avec des enfants de trouver un loup à la porte de la maison. Il y a tout juste quelques mois un ours descendit faire une promenade en plein jour dans le centre du bourg de Tirano, en haute Valteline. La réponse des défenseurs de l'impunité du loup et de l'ours aux protestations des bergers et des montagnards est l'offre d'indemnisations pour les têtes de bétail perdues et des chiens bergers spécifiquement dressés pour la défense du bétail contre les carnivores. La réponse des bergers est le déchargement des restes des brebis dévorées devant l'entrée des offices publics ainsi qu'une invitation pour les "verts" à venir eux aussi passer quelques nuits dans des chalets bercés par le hurlements des loups et à sortir dans le noir pour faire des opérations de.... dissuasion non violente afin de défendre les troupeaux (la chasse au loup n'est même pas permise pour légitime défense).

Tout comme dans la réalité le loup n'est pas Albert le Loup (une BD) l'ours n'est non plus l'ours Yogi (cartoon). "De 10 ours nous sommes passés à 45". Ils sont trop nombreux sur un territoire trop petit et densément habité. Les gens ont peur et la situation est en train de devenir insoutenable": à la fin du mois de mai dernier le président de la Province Autonome de Trente, Lorenzo Dellai, écrivait en ces termes au Ministre de l'environnement Corrado Clini et au Commissaire européen Janez Potoćnik en demandant que soit trouvée une solution définitive au problème des ours dans le Trentin. À 16 ans de l'activation du projet "Life ursus" pour la réintroduction de l'ours brun dans les Alpes centre orientales, la situation est en train de devenir hors de contrôle. Dellai, rapportait l'agence Ansa, a demandé officiellement "d'établir de nouvelles plus efficaces " concernant la présence de l'ours dans sa Province."La densité atteinte dans les zones les plus fréquentées" a observé le président du Trentin, "est d'environ 3 exemplaires chaque 100 km² et provoque des problèmes toujours importants aux activités humaines." Et il a poursuivit en citant des cas de "contacts directs entre des ours et des hommes" qui "augmentent le niveau déjà élevé d'alarme sociale". Selon une enquête d'opinion publiée l'an dernier, de 2003 à 2011 le "degré d'acceptation" des ours de la part de gens comme ceux du Trentin - qui les voient pour de bon sous leur maison et pas à la télé pas des dessins animés - est descendu de 76% à 30%. D'un autre coté des réactions analogues à propos du retour des grands carnivores sont enregistrées dans les Alpes françaises, alors que la Suisse a déjà annoncé vouloir demander des modifications à la convention de Berne concernant le loup et en Val Poschiavo, dans les Grisons de langue italienne, un Comité anti-ours a vu le jour. L'absurde étant que, lorsqu'il s'agit de questions ayant fait l'objet d'accords internationaux, les décisions en la matière sont la compétence exclusive de Rome, de Bruxelles ou de Berne, tandis que les représentants élus des populations directement concernées n'ont selon le droit aucune voix au chapitre. Il est à souhaiter que la question du retour de l'ours et du loup puisse aider le grand public, par définition citoyen, à redécouvrir finalement les hautes altitudes comme une ressource primaire à ne pas gaspiller. Et puisse l'aider également à ne pas se laisser conditionner par rapport à l'aura quasi totémique où des élites urbaines sécularisées élèvent le loup et l'ours pour justifier leur intouchabilité. Pour confirmer encore une fois le fait que, comme l'observait habilement Chesterton, celui qui ne croit pas en Dieu ce n'est pas qu'il ne croit en rien. Il croit à tout.

Rapport d'expertise du Muséum d'histoire Naturelle qui préconise l'introduction d'un minimum de 6 ours dans les Pyrénées

Si nous n'avions pas tiré la sonnette d'alarme les élus auraient une fois de plus étaient mis devant le fait accompli en dernière minute comme dans la grande tradition des réunions du Groupe National Ours où la Préfecture de région donnait les communiqués de presse dès le début de la réunion.
A noter que d'autres institutions pyrénéennes pratiquent d'une manière similaire.

Association pour la sauvegarde du patrimoine pyrénéen, ASPP-Reunion13-12-2006

 L'ADDIP est l'Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées, a pour vocation de fédérer les associations pyrénéennes de sauvegarde du patrimoine montagnard sur le plan environnemental, biodiversité, élevage, culture, etc... Créée en 2000, cette association regroupe plusieurs miliers d'adhérents tous issus des territoires de montagne.

L'ADDIP vous invite à rediffuser largement ces informations et les imprimer pour les distribuer à ceux qui n'ont pas Internet. Tous les pyrénéens, notamment les élus de toutes les communes doivent savoir ce qui se passe et connaître les nouveaux risques de lâchers d'ours pour des raisons purement écologiques avec des arrière-pensées financières au profit de quelques associations sans aucun souci et considération pour les femmes et les hommes qui vivent dans les vallées (aucune allusion dans le rapport).

Bonne lecture

Rapport d'expertise


Face à cette situation, la coordination pyrénéenne ADDIP réagit.


•    Un communiqué de presse qui a été diffusé cet aprés midi : http://www.pyrenees-pireneus.com/ADDIP/2014-02-12-CP-ADDIP-Reaction-Rapport-Museum-Histoire-Naturelle-Lacher-Ours-Pyrenees.html
•    Un dossier de presse


Avec des liens permettant une analyse et une compréhension plus complète de la situation


La question de l'introduction d'ours dans les Pyrénées devrait être abordée le 20 février prochain en commission du Comité de massif des Pyrénées dans le cadre du volet ours de la stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité.



La fin annoncée de l’élevage des moutons et une menace pour tous les animaux élevés en plein air

 Cliquez ici pour télécharger le fichier

(24/01/2014) Un fonctionnaire de police allemand révèle qu'un camion chargé de loups et de lynx a été arrêté alors qu'il cherchait à introduire illégalement les animaux sauvages sur le territoire allemand.

Source: Michele Corti

Traduction: Lynda Brook

 Une nouvelle nous arrive d'Allemagne qui, si elle est confirmée, démasquerait les organisations écologistes et le lobby des grands carnivores qui ont toujours nié opiniâtrement que l'expansion du loup en Europe ait pu être en quelque sorte "aidée" par des trafics et des lâchages illégaux de loups. Mais ce n'est pas la seule nouvelle qui mette en évidence les activités des groupes écologistes dans la diffusion illégale de loups. En Russie...

La diffusion du loup en Allemagne à été très rapide aux cours des dernières années, à tel point qu'il y a maintenant des portées aux portes de Berlin pendant que la "marche vers l'Ouest" des loups d'Europe de l'Est aurait déjà rejoint la France, la Belgique, le Danemark.

Pendant qu'on continue à faire valoir le dogme idéologique du "loup espèce en voie d'extinction", aujourd'hui privé de tout fondement scientifique, comme les pro-loups l'admettent avec une grande jubilation, des couloirs qui relient les populations lupines de l'Europe sud occidentale avec le grand stock de loups de Russie comprenant 60 mille loups se sont créés.


Il y a maintenant une grande population européenne interconnectée

Les lupofiles ont jubilé pour la "soudure" entre la populations des Balkans et celle de l'Italie ( Apennines) survenue dans les Alpes centrales, ils exultent pour l'arrivée des loups ("italiens") dans les Pyrénées et la prochaine soudure avec la grande population (2000 têtes) du Nord-Est de la Péninsule Ibérique (où la chasse est ouverte). Les loups ibériques, ceux "français", ceux des Apennins sont aujourd'hui reliés à travers les Balkans et les Carpates à l'immense population russe. Parler de "risque d'extinction" n'est que l'expression de l'arrogance et de l'autoréférence des lobbies (LCIE -Large carnivore initiative Europe en tête). Lobbies qui ont avec eux des universitaires et des écologistes de profession et qui sont très actifs à Bruxelles soit pour intercepter des financements généreux, soit pour maintenir les règles du jeu arrêtées dans les années 80, c'est à dire quand le loup était mis à mal, avant sa "reconquête" triomphale des montagnes, des collines, des campagnes européennes.


Aujourd'hui il n'y a plus de pays d'Europe où il n'y ait pas une présence de loups (au moins occasionnelle). Seules les îles comme la Grande Bretagne, l'Irlande, la Sicile, la Corse, la Sardaigne sont immunisées par le simple fait que, les loups n'ayant pas encore appris à manoeuvrer des bateaux, leur apparition par là démasquerait de suite la réintroduction illégale.


Le mythe du loup qui revient comme "vengeur" de la nature recevrait un coup mortel si on démasquait l'artificialité de telles réintroductions. Concernant les ours et les lynx les écologistes ne peuvent pas utiliser les mêmes arguments puisque les réintroductions (des Alpes aux Pyrénées) ont été artificielles (légales, au moins dans le cas de l'ours) et exécutées avec des animaux allochtones (ours des Balkans). On parle de "sauver" même l'ours marsicain avec celui des Balkans (différent même par la taille). Quant au lynx il avait disparu des Alpes et il a été remplacé par celui des Carpates.


Depuis des années des éleveurs, des bergers, des chasseurs, mais aussi des naturalistes comme Franco Zunino, soutiennent que la diffusion du loup est "aidée", que le lobby écologiste et pro-loup pratique (probablement avec l'aide de centres autorisés à détenir des animaux sauvages) des transferts et des lâchages illégaux de loups. Ce n'est pas un détail de peu d'importance car entre une "réintroduction spontanée" et une "aide" (illégale) il y a une belle différence. Au cas où il serait prouvé que les associations écologistes, éventuellement en utilisant des fonds publics, ont pratiqué des introductions clandestines de faune sauvage, la résistance face aux requêtes des éleveurs et des bergers, qui demande aussi en Italie de pratiquer un contrôle sur le loup ne pourrait plus être légitimement repoussée.

Les français sont d'avantage convaincus par cette diffusion "assistée" 

En France il y a pas mal de convaincus que le loup n'est pas arrivé d'Italie sur ses pattes mais qu'il y a eut une émission délibérée. Les circonstances un peu mystérieuses de la première apparition du canidé dans le Parc du Mercantour (où les responsables du parc gardèrent délibérément la nouvelle secrète) confirment ces hypothèses, tout comme les caractéristiques morphologiques souvent "étranges" des loups "français d'origine italienne".
Les pro-loups répondent que le loup Ligabue (par ailleurs tué par d'autres loups au terme de son "voyage") est la démonstration vivante de la migration spontanée des loups depuis les Apennins Tosco-emiliano jusqu'aux Alpes Maritimes. Mais Ligabue est un exemplaire. Il montre qu'un loup peut effectuer une migration ; que tous les autres l'ait fait reste à démontrer. Mais revenons aux dernières nouvelles d'Allemagne qui sont une première confirmation des pires soupçons, même cela reste provisoire.

Les bruits qui circulent depuis un temps en Allemagne trouvent une première confirmation

Depuis un temps des bruits circulent en Allemagne sur des lâchages illégaux de loups. Aujourd'hui on a une nouvelle qui bien que ne constituant pas encore une preuve est cependant beaucoup plus qu'un "murmure". Le numéro de février de la revue allemande Jäger consacre une enquête sur la diffusion du loup et se demande "Was steckt hinter dem Wolfstransporter an der polnischen Grenze?" Qu'est-ce qui se trouve derrière le transport de loups de la frontière polonaise ? Dans l'article on se réfère à un colloque avec un fonctionnaire de la police fédérale qui a parlé d'un camion arrêté contenant des loups et des lynx qui étaient sur le point d'être introduits illégalement. Le fonctionnaire n'a pas voulu rapporter la destination du chargement ni qui était responsable du transport.


En Russie
En Russie, après la chute du communisme, les loups ont augmenté et en même temps que le relâchement des contrôles une activité illégale de captures de loups vivants s'est développée. Qui alimentent selon toute probabilité un trafic international de loups sibériens. Mais il y a aussi les fabriques de loups. Une nouvelle finlandaise de 2012 a dénoncé l'existence d'un élevage illégal de loups en Carélie à seulement 30 km de la frontière près du village de Kimovaare. Géré par le zoologue Vladimir Bologol, cet élevage avait recueilli des louveteaux orphelins nés dans les zoos qui étaient ensuite relâchés dans le milieu naturel au mépris des lois et de l'éthique zoologique qui interdisent de relâcher en liberté des animaux nés en captivité et habitués au contact avec l'homme. Mais la passion pour les loups est irrésistible et elle touche aussi les chercheurs.

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